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L'échappé(e)

Création 2014

Solo et trio

durée 1H10 minutes

 

«  Choisir d’être ce qu’on est.

Je suis né d’une mangrove, une terre lourde d’un passé qui peut enliser l’être en action. Comment porter un regard sur nos origines, sans les oublier et pour autant ne pas s’y perdre ? Comment y voir la portée positive et trouver l’espace de liberté. Quel être s’échappe de la mangrove ?

Il y a nos racines, notre histoire nourrie par la grande Histoire. Naître d’une histoire de racines ou de déracinés, mais pour autant ne pas se définir seulement par notre lieu de naissance, notre culture d’origine, notre environnement. Il y a eu ça, cette Histoire, mais comment trouver la liberté d’être ce que je veux ?

Je suis fier d’être ce que je suis, je porte l’Antillais en moi… mais mon souhait est de ne pas faire de la danse dite noire parce que ma peau est noire, ne pas faire de « l’antillais » parce que je suis né en Guadeloupe.

Je cherche à témoigner par une histoire singulière une Histoire universelle qui parle à chacun… car, dans l’urbanité d’aujourd’hui, nous sommes souvent des déracinés en quête de vérité, de sens. 

Ecrire cette pièce comme si j’entrais en conversation avec deux auteurs antillais : Edouard Glissant et Maryse Condé. Comme une interview, un maillage de pensées.

Deux écrivains dont les mots, à mes yeux, ouvrent vers une pensée qui libère d’une certaine sidération de l’Histoire. »Hubert Petit-Phar

 

Edouard Glissant, réveilleur de conscience par sa parole au départ accusatrice, qui met face aux responsabilités. Il porte une manière peu courante de définir la créolité.

Sa pensée est productrice/créatrice. Elle n’est pas enfermée dans le passé et permet aux hommes de sortir de l’enlisement.

 

« Il favorise la connaissance de l’imaginaire des peuples dans leur diversité. À l’écoute des mélodies du monde, il accompagne, à travers la multiplicité des langues, la pluralité des expressions artistiques, des formes de pensée et des modes de vie. »

 

Maryse Condé,qui est elle dans une provocation, une revendication, une transgression des codes. Une parole libre qui permet d’exprimer ce qui ne se dit pas.

Antillaise, mais aussi porteuse de la culture africaine et anglaise, elle refuse de se rallier à toute idéologie.

 

«  S’écarter des chemins de la doxa, éclairer les zones d’ombres de l’Histoire, des sociétés et de la nature humaine… »

 

 

Photo: Denis Rion
Photo: Denis Rion